- Colonne sèche : canalisation vide, remplie par les pompiers lors de leur intervention.
- Colonne humide (en charge) : canalisation pleine d’eau sous pression en permanence.
- Obligatoires notamment dans les bâtiments dont le dernier plancher dépasse 18 mètres et dans les immeubles de grande hauteur.
- Tous les ans : vérification visuelle et fonctionnelle ; tous les 5 ans : épreuve hydraulique (norme NF S 61-759).
1. Colonne sèche et colonne humide
Une colonne sèche est une canalisation fixe, vide en temps normal, avec un raccord au pied de l’immeuble et des prises d’eau à chaque étage. Les pompiers l’alimentent depuis leur engin pour disposer d’eau à tous les niveaux sans dérouler de tuyaux dans les escaliers.
Une colonne humide, ou colonne en charge, est maintenue pleine d’eau sous pression en permanence, alimentée par un réservoir ou un surpresseur. On la trouve dans les bâtiments les plus hauts.
2. Où sont-elles obligatoires ?
- ERP : colonnes sèches lorsque des planchers sont situés à plus de 18 mètres (article MS 18).
- Habitation : dans les escaliers protégés des immeubles dont le dernier étage dépasse 18 mètres (arrêté du 31 janvier 1986).
- Immeubles de grande hauteur : colonnes sèches jusqu’à 50 mètres, colonnes humides au-delà.
3. Les vérifications
| Contrôle | Périodicité | Contenu |
|---|---|---|
| Vérification | Tous les ans | État des raccords et des prises, signalisation, accessibilité, essai de fonctionnement |
| Épreuve hydraulique | Tous les 5 ans | Mise sous pression pour contrôler l’étanchéité de toute la colonne, selon la norme NF S 61-759 |
| Colonne humide | Selon l’installation | Contrôle en plus du réservoir, du surpresseur et de la pression disponible à chaque étage |
L’épreuve hydraulique demande du matériel spécifique et un technicien formé : elle est le plus souvent confiée à une entreprise spécialisée. Chaque contrôle est consigné au registre de sécurité.
4. Ce que doit contenir le rapport
- L’identification du bâtiment, de la colonne et du technicien
- L’état du raccord d’alimentation et de chaque prise d’étage
- La signalisation et l’accessibilité, au pied de l’immeuble comme aux étages
- Pour l’épreuve de 5 ans : la pression d’essai, sa durée et le résultat
- Les anomalies avec l’action préconisée et son délai
- La prochaine vérification et la prochaine épreuve
5. Les erreurs qui coûtent cher
- Des bouchons ou capots manquants sur les prises d’étage : les débris obstruent la colonne.
- Un raccord d’alimentation masqué par un stationnement ou de la végétation.
- Oublier l’épreuve de 5 ans : une fuite ne se voit qu’à la mise sous pression.
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6. Questions fréquentes
À quelle fréquence vérifier une colonne sèche ?
Au moins une fois par an, avec une épreuve hydraulique d’étanchéité tous les 5 ans.
Qui est responsable de la vérification d’une colonne sèche ?
Le propriétaire ou l’exploitant du bâtiment, le syndic dans une copropriété. Il fait réaliser les vérifications par une entreprise compétente et les note au registre de sécurité.
Quelle différence entre colonne sèche et colonne humide ?
La colonne sèche est vide et remplie par les pompiers pendant l’intervention. La colonne humide est pleine d’eau sous pression en permanence, ce qui la rend utilisable immédiatement dans les bâtiments très hauts.
À lire aussi
Sources
Arrêté du 25 juin 1980 (ERP), article MS 18 · Arrêté du 31 janvier 1986 (habitation), article 8 · Règlement IGH, articles GH 54 et GH 55 · Code du travail, article R4227-30 · Norme NF S 61-759. Ce guide est informatif : référez-vous toujours aux textes en vigueur et aux exigences de votre assureur.